Le Conseil Constitutionnel a validé le 19 février 2026 le projet de loi de finances 2026, qui intègre un plan d’urgence agricole de plus de 300 millions d’euros destiné à accompagner les agriculteurs face aux difficultés structurelles qu’ils rencontrent. Ce plan s’inscrit dans une démarche de soutien global aux territoires ruraux et aux filières agricoles, confrontés à des aléas économiques, sanitaires et climatiques. Il devrait être complété par la loi d’urgence agricole annoncée pour avril 2026 par le gouvernement.
Il se déploie autour de plusieurs axes :
- Aide à l’arrachage viticole, doté de 130 millions d’euros, pour accompagner les viticulteurs dans leurs réorganisations structurelles ;
- Planification écologique avec une enveloppe de 51 millions d’euros, ciblant notamment les filières fruits et légumes, protéines et développements agricoles durables ;
- Fonds d’urgence de 22 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse des bovins ;
- Renforcement du fonds hydraulique agricole, triplé pour atteindre 60 millions d’euros, afin de sécuriser l’irrigation face au changement climatique ;
- Soutien aux grandes cultures avec une enveloppe spécifique de 40 millions d’euros ;
- Une prise en charge exceptionnelle de cotisations sociales MSA à hauteur de 5 millions d’euros pour les filières en difficulté.
Sur le plan fiscal, la loi de finances prévoit également des mesures importantes pour renforcer la compétitivité et l’adaptabilité des exploitations : prorogation de dispositifs de déduction pour épargne de précaution, maintien du seuil des exonérations de plus-values agricoles, ainsi que la prolongation des crédits d’impôt en faveur de l’agriculture biologique et des productions à Haute Valeur Environnementale (HVE).

