La dotation globale de fonctionnement (DGF) constitue la principale ressource transférée par l’État aux collectivités territoriales. Son montant total s’élève à 27,4 milliards d’euros en 2026, représentant en moyenne 14 % du budget des communes et 18 % de celui des EPCI à fiscalité propre. A l’échelle des communes du Loiret, celle-ci s’établit à presque 107 millions d’euros.
Une enveloppe globale stable… mais des situations très contrastées
Le montant total de la DGF ne varie quasiment pas en 2026, après avoir été un temps menacé d’une baisse. Les montants individuels ont été publiés par la Direction générale des collectivités locales le 31 mars dernier.
Cette stabilité apparente masque cependant des réalités très différentes selon les communes. Si 52 % des communes bénéficient d’une progression de leur DGF en 2026, les autres subissent des baisses parfois marquées et inattendues. Le gouvernement précise néanmoins que pour près de 79 % des communes concernées par une baisse, celle-ci représente moins de 1 % de leurs recettes de fonctionnement.
Un mécanisme qui pénalise la dotation forfaitaire
La dotation forfaitaire — composante socle de la DGF — baisse pour toutes les communes, au profit des dotations de péréquation. Concrètement, cela signifie que les communes disposant d’un potentiel fiscal élevé voient leur dotation forfaitaire écrêtée pour financer la solidarité envers les territoires les plus fragiles. Dans le Loiret, département caractérisé par une grande diversité de situations — des communes rurales isolées aux agglomérations plus importantes — cette logique de redistribution peut produire des effets très différents d’une commune à l’autre.
Comment consulter le montant de votre commune ?
Les montants individuels sont accessibles directement sur le site de la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL), avec une fiche détaillée pour chaque commune et EPCI : http://www.dotations-dgcl.interieur.gouv.fr/consultation/dotations_en_ligne.php
Une vigilance nécessaire sur le long terme
Au-delà des chiffres de 2026, c’est la question de la trajectoire de la DGF qui mérite attention. Depuis plusieurs années, la stabilité en euros courants de cette dotation se traduit, compte tenu de l’inflation, par une érosion progressive en euros constants du pouvoir d’achat des collectivités. Cette tendance pèse particulièrement sur les petites communes rurales du Loiret, dont les marges de manœuvre budgétaires restent limitées.
La vigilance s’impose pour que les dotations de l’État continuent de répondre aux besoins réels des territoires et permettent à chaque commune de remplir ses missions de service public de proximité.

