Depuis le 1er janvier 2026, les règles applicables aux marchés publics ont évolué, avec une actualisation des seuils de procédure adaptée et de procédure formalisée, ainsi que des ajustements importants concernant les dispenses de publicité et de mise en concurrence. Ces évolutions visent à tenir compte du contexte économique et de l’évolution monétaire au sein de l’Union européenne, tout en apportant davantage de souplesse aux acheteurs publics, notamment les collectivités territoriales.
Pour les marchés de fournitures ou de services, une publicité au BOAMP ou dans un support habilité à recevoir des annonces légales (SHAL) reste obligatoire à partir de 90 000 € HT.
Le seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence, fixé à 40 000 € HT, sera porté à 60 000 € HT à compter du 1er avril 2026, en application du décret du 29 décembre 2025.
Cette évolution offre davantage de souplesse aux acheteurs, tout en conservant l’obligation de respecter les principes de bonne gestion des deniers publics.
La dispense instaurée en 2023 pour les marchés de travaux est désormais pérennisée.
- Elle s’applique aux marchés dont le montant est inférieur à 100 000 € HT ;
- Elle concerne également les lots de travaux inférieurs à 100 000 € HT, sous réserve que leur montant cumulé ne dépasse pas 20 % de la valeur totale des lots.
Dans tous les cas, l’acheteur doit :
- sélectionner une offre pertinente ;
- assurer une bonne utilisation des fonds publics ;
- éviter de recourir systématiquement au même opérateur lorsqu’il existe plusieurs offres possibles.
Les seuils de procédure formalisée sont révisés tous les deux ans. Les nouveaux montants applicables à compter du 1er janvier 2026 sont les suivants :
| Type de marché | Seuil HT 2026–2027 |
| Fournitures et services – autorités publiques centrales | 140 000 € |
| Fournitures et services – collectivités territoriales et acheteurs locaux | 216 000 € |
| Fournitures et services – entités adjudicatrices (eau, énergie, transports, services postaux) | 432 000 € |
| Travaux et concessions | 5 404 000 € |
Ces seuils, légèrement revus à la baisse par rapport à la période précédente, imposent une vigilance accrue dans l’évaluation des besoins et le choix des procédures.
Ces évolutions constituent à la fois :
- une opportunité de simplification pour les acheteurs publics, notamment les collectivités locales ;
- et un rappel nécessaire des principes fondamentaux de transparence, d’égalité d’accès et de bonne gestion des fonds publics.

