À l’aube des vacances, quelle fierté que d’accueillir, sous les ors du Palais du Luxembourg, les talents du Loiret ! Ces femmes et ces hommes, gardiens d’un savoir-faire qui illumine notre département, nous ont offert, le temps d’une journée organisée avec Tourisme Loiret, le précieux cadeau de leur créativité. Une occasion en or pour tisser des liens, forger des alliances, et découvrir, à seulement une heure de Paris, l’effervescence parfois discrète mais tenace de notre département.
Que Laurence Bellais, Présidente de Tourisme Loiret, trouve ici l’expression de notre profonde reconnaissance. Que Julien Aubrat, son directeur, et toute son équipe reçoivent nos plus vifs remerciements pour leur énergie inlassable, déployée sous un soleil de plomb. Et que tous les acteurs du tourisme, ces passionnés qui œuvrent dans l’ombre, sachent à quel point leur engagement nous inspire.
Quelle joie, aussi, de voir nos producteurs mis à l’honneur au restaurant du Sénat, offrant aux sénateurs l’opportunité de savourer l’excellence de nos terroirs ! Être parlementaire, c’est aussi porter haut les couleurs de nos territoires, c’est défendre leur singularité, c’est faire en sorte que leur génie soit reconnu à sa juste valeur.
Oui, il a fait chaud… très chaud. Et il faudra, semble-t-il, nous y habituer. Après avoir vanté les mérites des maisons à énergie positive, après avoir affirmé que la climatisation était un luxe superflu, voilà qu’un plan d’urgence se profile à l’horizon afin d’équiper les lieux publics les plus vulnérables. Il est vrai qu’une dizaine de jours à 40 degrés a de quoi embraser les esprits et nous pousser à repenser nos certitudes. Reste à savoir comment les collectivités seront accompagnées dans cette nécessaire métamorphose de leurs bâtiments ? Mais j’ose espérer que ces canicules à répétition, aussi éprouvantes soient-elles, nous guideront vers des solutions collectives et audacieuses. Car c’est souvent le dos au mur que l’on trouve la force de tracer de nouvelles voies.
En attendant, nous attaquons l’examen du Projet de loi d’Urgence Agricole, fort de ses 1 044 amendements. Une semaine intense s’annonce, avec l’espoir, toujours tenace, d’avancées concrètes pour nos agriculteurs, ces héros discrets qui, sous un ciel souvent hostile, cultivent, arrosent, moissonnent, et, in fine, nous nourrissent. Rappelons-le : l’eau est un enjeu vital. En matière d’interdictions, nous ne saurions être plus européens que l’Europe elle-même. Et si la simplification administrative reste, paradoxalement, une source de complexité, il nous faut préserver, coûte que coûte, cette suprématie précieuse : celle de nos agriculteurs, garants de notre souveraineté alimentaire, la vraie pas celle d’un titre ministériel.
Que cette période estivale soit pour chacun l’occasion de puiser de nouvelles forces, avant d’aborder une rentrée politique riche en défis. Puisse-t-elle être porteuse d’espoir, et nous conduire enfin vers une gouvernance claire, ambitieuse, où le goût de l’effort et la volonté d’agir pour l’intérêt général retrouveront leur juste place.
Pauline Martin, 29 juin 2026

